Assurances immobilières

    Protégez votre investissement locatif : assurance PNO, GLI, multirisque habitation. Conseils et partenaires sélectionnés.

    L'assurance est le filet de sécurité de tout investissement locatif. Un sinistre non couvert, un loyer impayé pendant six mois ou un dégât des eaux en période de vacance locative peuvent transformer une opération rentable en gouffre financier. Ce guide détaille les trois assurances essentielles pour l'investisseur : PNO, GLI et multirisque — avec leurs coûts, garanties et impact fiscal.

    L'assurance PNO : la couverture de base obligatoire

    L'assurance Propriétaire Non-Occupant (PNO) est la première brique de protection. Obligatoire en copropriété depuis la loi ALUR (2014), elle couvre votre responsabilité civile propriétaire et les sinistres survenant lorsque le bien est vacant ou lorsque l'assurance du locataire est insuffisante.

    Garanties incluses dans une PNO standard

    Responsabilité civile propriétaireIncluse
    Dégât des eaux (vacance locative)Incluse
    Incendie et explosionIncluse
    Catastrophes naturellesIncluse
    Vice de constructionOption
    Coût annuel moyen (T2/T3)80 – 200 €/an

    La PNO intervient en complément de l'assurance du locataire. Elle ne la remplace pas : exigez toujours une attestation d'assurance habitation de votre locataire à l'entrée dans les lieux.

    La GLI : se protéger contre les impayés

    La Garantie Loyers Impayés (GLI) est l'assurance la plus stratégique pour l'investisseur locatif. Un impayé de 6 mois sur un loyer de 550 € représente une perte de 3 300 € — sans compter les frais de procédure (huissier, avocat, contentieux) qui peuvent atteindre 2 000 à 5 000 € supplémentaires.

    Couverture loyers impayés

    Prise en charge des loyers, charges et taxes à partir du 1er impayé. Durée de couverture : généralement illimitée jusqu'à la récupération du bien (12 à 30 mois selon les contrats).

    Protection juridique

    Prise en charge des frais de procédure : commandement de payer, assignation, expulsion. Plafond habituel : 10 000 à 15 000 € par sinistre.

    Dégradations locatives

    Remise en état après départ du locataire défaillant. Plafond : 7 000 à 10 000 €. Nécessite un état des lieux d'entrée détaillé et contradictoire.

    Coût et rentabilité de la GLI

    Prime annuelle2,5 à 4 % des loyers
    Pour un loyer de 550 €/mois165 à 264 €/an
    Coût d'un impayé de 6 mois non couvert3 300 € + frais
    Ratio coût/risque1 pour 15 à 20

    Multirisque habitation : la couverture du locataire

    L'assurance multirisque habitation est l'obligation du locataire (loi du 6 juillet 1989, art. 7). En tant que propriétaire bailleur, vous devez exiger l'attestation à la signature du bail et à chaque renouvellement. À défaut, vous pouvez souscrire pour le compte du locataire et répercuter la prime sur les charges.

    En LMNP, la situation est différente : le propriétaire souscrit directement une multirisque habitation couvrant le mobilier mis à disposition du locataire. Le coût est déductible des charges BIC.

    Tableau comparatif : quelle assurance pour quel risque ?

    Risque couvertPNOGLIMRH
    Responsabilité civile propriétaire
    Sinistre pendant vacance
    Loyers impayés
    Frais de contentieux
    Dégradations locatives
    Dégât des eaux (occupé)
    Vol, incendie (contenu)

    Déductibilité fiscale des primes d'assurance

    Toutes les primes d'assurance liées à un bien locatif sont déductibles, à condition d'être au régime réel :

    • Location nue (revenus fonciers) — PNO et GLI déductibles sur la déclaration 2044, ligne « primes d'assurance »
    • LMNP / LMP (BIC réel) — PNO, GLI et MRH déductibles comme charges d'exploitation, amorties sur l'exercice
    • Micro-foncier / Micro-BIC — non déductibles individuellement (couvertes par l'abattement forfaitaire de 30 % ou 50 %)

    Pour un investisseur en TMI 30 %, une prime GLI de 250 €/an génère une économie fiscale de 75 € + 43 € de prélèvements sociaux évités, soit un coût net de 132 €/an.

    Notre approche assurance chez Arturea

    Dans le cadre de notre accompagnement en 4 phases, la mise en place des assurances intervient lors de la phase 3 (mise en exploitation). Notre pôlecomptabilité-fiscalité arbitre entre GLI et caution Visale selon le profil du locataire et la zone de tension locative.

    Dans les villes du Croissant Arturea, où la tension locative est modérée à forte, nous recommandons systématiquement la GLI pour sécuriser le cashflow — particulièrement sur les premiers investissements où la capacité d'absorption d'un impayé est limitée.

    Méthodologie et sources

    Analyse experte

    Analyse réalisée par l'équipe Arturea, spécialiste de l'investissement locatif en France.

    Dernière mise à jour

    Données actualisées en

    Sources de données

    • Loi ALUR — art. 9-1 (obligation PNO)
    • Loi du 6 juillet 1989 — art. 7 (obligation MRH locataire)
    • Code des assurances — garanties loyers impayés

    Questions fréquentes

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